Pour preuve, un atelier auquel nous avons assisté sur la propriété de la terre et la défense des droits des agriculteurs familiaux au Kenya. Pas d’autres européens dans les gradins, mais de très nombreux tanzaniens, kenyans et ougandais ; et une grande surprise : ce n’est pas une conférence académique, mais un gigantesque jeu de rôle qui est organisé !!! Des bandes dessinées expliquent très bien les règles ; la séance peut commencer… Les uns se glissent dans la peau d’autorités peu scrupuleuses, d’autres dans celles de consommateurs peu regardants, d’autres encore dans celle de paysans est-africains dépossédés de leurs terre sans oublier des investisseurs étrangers à la recherche de profit. Un grand moment d’éducation populaire.
Autre grand moment de la journée : une séance d’échanges et de dialogue entre anciens génocidaires rwandais et plusieurs survivants. Une expérience de mémoire, de repenti, et de réconciliation. Cet atelier de témoignages croisés était organisé par une association rwandaise qui œuvre dans les prisons du pays pour convaincre les anciens génocidaires d’avouer leurs crimes et les aider à retourner chez eux reconstruire une vie commune avec les survivants. Une séance tout aussi complexe et trouble que l’histoire du génocide lui-même…
lundi 22 janvier 2007
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